C'est ma vie et je l'envoie en l'air.

J'ai fait des grand discours en vous disant que j'étais une personne forte, mais au final, je crois que c'est moi que j'essayais de persuader. Je me rends compte que mon humeur est très irrégulière, si je puis dire. Je suis en perpétuel combat contre cette voix dans ma tête qui me rabaisse plus bas que Terre. C'est souvent dur de se battre contre soi-même, et c'est pourquoi j'ai souvent laissé cette voix prendre le dessus. A quoi bon après tout. Mine de rien, elle a pris ses aises et même si la motivation semble être là, j'ai encore du mal à la réduire au silence. 

Un rien suffit à me faire douter. 

Je me sens énormément grande, et en une fraction de seconde, je peux ressentir tout le contraire. Il suffit d'un doute, une infime doute pour que la voix reprenne du service et c'est mon estime de moi qui en paie les frais.

Cela faisait depuis quelques jours que j'allais bien, que je me sentais changée. Après avoir pris tout le recul nécessaire, je me rends compte que je suis quasiment à bout. J'aime dire que mon vase ne se vide jamais, qu'il est constamment plein à ras-bord et que chaque contrariété est la goutte de trop, celle qui fait tout valser. 

Je crois que si j'écris si peu, c'est parce que retranscrire mes sentiments par écrits rend les choses trop concrètes. C'est comme si je vivais volontairement avec un voile devant les yeux. Je refuse de regarder la vérité depuis que j'en ai marre d'avoir mal. Je vis dans ce dénis qui, d'une certaine manière est sécurisant  pour moi puisqu'il me permet de garder un certain contrôle sur ma vie. Je choisis de tout laisser derrière moi et je choisis les évènements qui ont le droit d'interférer sur ma vie.   

En y réfléchissant mieux, je crois que j'ai arrêter d'espérer depuis mon anniversaire. J'avais tellement mis tellement d'espoirs en ce jour que la claque a été grande, trop grande pour que je puisse me relever. Je n'espère plus. Je n'arrive plus à envisager que les choses puissent s'arranger. Je regarde ma vie se dérouler sans me poser de questions, et adviendra que pourra. 

Je ressens souvent une pointe de nostalgie parce que, pour la première fois de ma vie, je commence à avoir de sérieux regrets. Je sais que j'aurais dû agir avant...



Mon père ne m'a appelée le jour de mes dix-huit ans. 
Je crois que je l'ai réellement perdu. 

6 commentaires

  1. Tu m'as fait pleurer meuf.. Je suis exactement, mais exactement, dans le même état. Je suis bien avec mon voile de tout va bien. J'écris plus. Quand j'écrivais que ça n'allait pas, quand j'écrivais des choses vraiment tristes, j'ai l'impression que ça allait quand même mieux qu'aujourd'hui.. Et mon anniversaire.. C'était il y a 7 mois certes, mais c'était juste la preuve, que je n'ai aucun ami. Les 18 ans des autres sont oufs, les miens étaient.. oubliées.

    Câlin à toi, je suis là.. Tiens le coup.

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  2. Ca me perturbe que tu ressentes exactement ce que je peux ressentir dans la vie de tous les jours. Tu penses être passée au dessus de tous tes problèmes et au final, c'est toi-même qui te descends. C'est horrible...
    Personnellement, si j'ai arrêté d'écrire autant qu'avant, c'est parce que je ne trouve pas les bons mots pour exprimer ce que je ressens; ils ne sont jamais assez puissants, c'est frustrant.

    J'espère sincèrement que tu arriveras à te relever et à passer au-dessus de tout ça

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  3. Il n'est trop tard pour rien, sache le. Courage. Tu es capable de tout si tu t'en donnes les moyens. Si tu veux changer, tu changeras, accorde toi du temps.

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  4. Hmm, en effet, même si tu confies ton mal être, tu ne te dévoiles au final qu'à moitié. Tu dis qu'écrire rends les choses trop concrètes et c'est pour ça que c'est difficile. On ressens ta difficulté puisque tu ne mets pas de noms sur tes douleurs, tout reste très abstrait.
    Mais je ne comprends cette manière d'appréhender le problème. Moi non plus, il y a des tas de choses que je ne pourrais aborder sur mon blog. A la fois car c'est intime, et à la fois car nommer les choses, les dévoiler, c'est les admettre, et c'est cela qui est dur

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  5. Ecrire rend les choses terriblement concrètes pendant qu'on les écrit, c'est vrai. Peut-être parce que pour décrire les choses, il faut se plonger au coeur des problèmes qu'on avait essayé d'ignorer le plus possible jusque là. Mais une fois que c'est écrit, que ça existe ailleurs qu'en soi, parfois, parfois seulement, on se sent mieux.

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  6. Oui, je vois. Je ne sais pas si écrire fait fondamentalement du bien ou du mal. Comme aimer. On en a besoin.

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