The more I try the less is working

J'ai un caractère de merde. Je suis allée conduire avec ma mère pour m'entraîner à faire des créneaux et j'en ai quasiment réussis aucun ( alors que je les réussissais tous la semaine dernière ). Je pense que c'était un petit peu dû au fait que je suis fatiguée et que je ne voulais pas y aller parce que la conduite me sort par tous les trous. Je me suis beaucoup énervée et ma mère n'arrêtait pas d'en rajouter en me disant de faire comme ci ou comme ça et en me donnant des ordres. Plus elle en rajoutait, plus je m'énervais et plus je faisais n'importe quoi. J'ai vraiment eu du mal à me retenir et à garder mon calme. Je sais que c'est une situation ridicule au final et que ma réaction est démesurée mais je ne sais pas, je me suis limite retrouvée à crier sur ma mère, chose que je ne fais jamais, mais vraiment jamais.

Sur le chemin du retour, j'ai réussis à me calmer et j'ai essayé de comprendre pourquoi j'ai agis de la sorte, et pourquoi j'agis généralement de la sorte lorsque je conduis avec ma mère. 
En y réfléchissant, depuis quelques temps, je me suis rendue compte que je reprochais à ma mère de trop me materner. En fait, c'est pas vraiment qu'elle me materne puisque cela fait depuis déjà très longtemps que je me débrouille plus ou moins seule, mais disons qu'elle adore faire les choses à ma place. Cela part peut-être d'une bonne intention, mais c'est le genre de chose qui m'énerve. Genre je suis pas assez grande pour le faire peut-être ?! 
Donc voilà, quand je conduis et que j'essaye de réfléchir pour mieux m'y prendre, elle est là à me dire "braque à droite maintenant", "Tourne ! Avance !", et ça m'énerve. Je vais pas apprendre bêtement sans essayer de comprendre, non ? 

J'ai remarqué aussi que je n'aime pas qu'elle me donne des conseils, parce que je ne supporte pas qu'elle soit fière lorsque je réussis grâce à ces derniers. En fait, le noyau du problème, c'est qu'elle ne va pas me féliciter d'avoir réussis, mais elle va plutôt "se féliciter" de m'avoir donner les bons conseils ( pas à voix haute, mais je me doute bien que c'est ce que veulent dire ses silences ). Si je réussis, elle ne dit rien, et si j'ai le malheur de faire une erreur, elle me tombe dessus. C'est la même chose avec mes notes : si j'ai 19 de moyenne en maths, tout ce qu'elle va retenir, c'est que j'ai eu 11 en philo. 

Ca me fait penser également au fait que, plus généralement, j'ai envie de tout réussir toute seule et uniquement grâce à mon propre travail. Je veux pas qu'on m'aide. C'est peut-être aussi pour cela que je refuse de parler de mes problèmes. Pour moi, si je demande de l'aide c'est, d'une certaine manière, reconnaître que je n'y arrive pas, reconnaître que j'ai échoué. Et je déteste les échecs. 

Je repense à mon article précédent où je disais que ma coupe était pleine, et ceci en est certainement une preuve. Je suis constamment sur la défensive. Ca bouillonne à l'intérieur de moi et je ne sais pas quoi faire pour calmer le trop plein de rage qui sommeille en moi.

Je me suis quand même mise dans un état pas possible parce que je n'ai pas réussis à faire un créneau. Un créneau quoi. Je suis au bord des larmes à cause d'un putain de créneau. Le fait de rater ce créneau me donne l'impression d'avoir rater ma vie. Comme une énième goutte d'eau qui fait tout se briser.

Je crois que je fais des transferts. 

Je ne vais pas bien. 

10 commentaires

  1. Petit poussinet (je fais péter les surnoms quand je veux montrer de l'affection, pas du sarcasme je te le promets). Je sais de quoi je parle quand il s'agit de perdre du temps à n'être qu'un vase qui déborde. J'ai passé un an en tant de vase noyé dans un autre vase noyé dans une baignoire. Et pourtant je suis là à t'écrire ce commentaire, plus ou moins en paix avec moi et ce qui m'entoure. C'est pas parce que tu estimes avoir déjà perdu trop de temps que tu dois te laisser continuer à en perdre. Jamais. Trop. Tard.

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  2. Eh oh courage, la vie est parfois dure je te l'admet, mais il faut s'accroché.
    Je suis sûr que tu as vécu des moments joyeux avant cela, alors sa reviendra si tu ne te laisse pas abattre. Dans une vie il y a toujours des moments plus dure que d'autre.
    Moi aussi je traverse une période pas très joyeuse, en plus je me dis que c'est les vacances et je n'arrive même pas a m'en donner a fond pour en profiter.

    J'espère t'avoir aider dans ce message d'encouragement. Bis.

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  3. On dirait que t'écris des articles comme on envoie une bouteille à la mer, en espérant que quelqu'un la trouve et lise le HELP à l'intérieur.

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  4. Je me met à pleurer quand je ne comprends pas ce que dis un prof en cours, et je quitte la salle en larmes lorsqu'il tente de m'expliquer. Donc je pense comprendre ce qu'il se passe avec toi et les créneaux..

    Ya juste une phrase que je n'ai pas aimé dans cet article "reconnaître que je n'y arrive pas ,reconnaître que j'ai échoué", tu peux avoir du mal à commencer à faire quelque chose mais ce n'est pas un échec. Imagine que tu veux faire la cuisine, ton plat est un échec si tu n'arrives pas à le faire sans qu'on te guide dans la recette ? Je ne crois pas, ce n'est pas TA propre réussite, mais c'est quand même une réussite.

    Donc pour tes créneaux oui ça fait chier, oui j'aurai hurlé sur ma mère comme toi (mais moi j'ai plus l'habitude qu'on s'hurle au visage) et pour les mêmes raisons ! Mais le jour où j'arriverai à en faire un sans son aide, je serai fière. Je ne l'aurai pas regardé parce que je sais qu'elle n'aurait pas réagit et aurait trouvé ça normal, la réussite c'est normale pour elle ce sont les échecs qui ne le sont pas. Mais alors compare toi à toi et regarde toi dans le miroir et dis toi que tu l'as fait, que tu es une battante et que tu as réussis et que tu es fière de toi.

    <3

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  5. Je suis pareille. J'aurais même du mal à écrire certains de mes problèmes sur un journal intime! Je n'aime pas ça.
    Mais oui, de mon côté ca va, ne t'inquiètes pas ^^
    J'espère que toi, tu iras mieux :)

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  6. Mmmh, et en lisant ton article, je pense que tout ceci n'est pas grave et que tu te prends trop la tête. Tu risques de mal réagir mais à mon avis tu es dans la période délicate que l'on nomme trop vulgairement "crise d'adolescence". Je suis passée moi aussi par cette hypersensibilité, qui m'amenais à prendre les choses trop à coeur, à avoir envie de pleurer pour rien. Et je n'en suis pas entièrement sortie, puisqu'à 19 ans j'ai encore des ressauts. Je pense que c'est du à notre âge, rien de plus normal

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  7. c'est super dur les creneaux ! Même avec le permis je n'y arrive pas ^^

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  8. Ma mère c'est un peu le contraire de la tienne, à part mon 20 en philo (dont elle peut se venter à ses copines, alors qu'elle n'y est pour rien puisqu'elle m'a laissée 30 min avant l'épreuve en proie à une crise d'angoisse, en larme, et ayant du mal à respirer pour faire du sport) je pense qu'elle ne connait même pas mes autres notes, ni même le nom du lycée dans lequel je vais l'an prochain. Ma mère aime être jeune et indépendante et le fait d'avoir une fille (en l'occurrence moi) est en contradiction avec ces envies là.
    Plus ça va, plus je me dis qu'on n'a jamais la mère qui nous convient. Et c'est un gros soucis.

    Pour la philo mon Dieu si tu avais eu mon prof toute l'année, t'aurais cartonné, rien que dans ma classe y a eu deux 20, improbable ! Quand je pense aux petits cons qui toute l'année ont dit que ses cours étaient nuls, ça me rend folle.

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  9. Arrangé oui et non, disons qu'on a eu une grosse discussions qui, avec le recul me semble n'avoir été rien d'autre qu'un échange de paroles creuses. Mais ça a suffit à détendre l'atmosphère et j'imagine que les choses se régleront d'elles mêmes une fois que j'habiterai à Paris, la distance aidant, nos relations seront sûrement pacifiées. : )

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