Le prix de l'argent.

Je dois reconnaître que je suis quelqu'un de très matérialiste et que je suis bel est bien une des nombreuses victimes de la société de consommation. C'est simple : je vis dans la frustration parce que je veux énormément de choses que je ne peux pas m'acheter. Pourquoi ? La première réponse qui me soit venue en écrivant ceci a été "L'argent, c'est cher". Ce n'est pas la première fois que cette idée très brillante me vient en tête, mais aussi idiote soit-elle, je trouve qu'elle sonne plutôt bien. La deuxième réponse, c'est que ma mère m'a élevée plus ou moins correctement, et par conséquent, je connais la valeur de l'argent ( d'où "L'argent, c'est cher" ). En regardant des émissions de "redressements éducatifs d'enfant" ( je sais, ça ne veut rien dire, mais vous avez compris ), j'ai appris que la frustration était une des clés de l'éducation. Ainsi, un enfant doit être familiarisé au sentiment de frustration pour pouvoir s'en sortir plus tard : dans la vraie vie, on ne nous donne pas tout sur un plateau d'argent quand on tape du pied et qu'on se roule par terre dans les magasins ( ça serait trop beau ! ). En y réfléchissant bien, je n'ai peut-être pas été assez familiarisée avec, puisque j'avais plus ou moins tout ce que je voulais mais dans la limite du raisonnable et en récompense d'un comportement irréprochable. Ma mère m'a d'ailleurs raconté que je n'ai fait qu'un seul caprice dans les magasins, un seul parce que j'ai reçu une fessée qui a sans doute été mémorable pour moi, et je n'ai donc plus jamais recommencé ensuite ( Vous voyez que ça fonctionne la fessée ! Il faut savoir revenir aux bonnes vieilles méthodes de temps en temps ). 

Bref, je disais donc que j'étais très matérialiste. Je pourrais vous dresser une liste de toutes les choses que je veux actuellement, mais je vais éviter parce que cela risque d'empirer mon degrés de frustration et ce n'est pas vraiment le but. C'est très problématique et limite maladif, mais nous prendrons comme excuse que je suis une fille. Et toc. Pour vous illustrer l'étendu des dégâts : je viens d'aller faire les magasins et j'ai encore envie de m'acheter des fringues. Je viens de m'acheter une paire de chaussures et je craque déjà sur une autre paire. Mais contrairement à ce que vous pourrez penser, non je ne suis pas dépensière ( cette fois-ci, ce n'était pas ironique ). Je me dis que, de toute façon, si j'arrive à combler mes envies du moment, j'en aurais automatiquement d'autres qui surviendront de nulle part. C'est un peu la loi de la jingle. Ces envies précédemment citées ne sont que des envies et non des nécessités ( quoique ), mais j'ai d'autres nécessités plus problématiques comme l'acquisition d'un nouvel ordinateur ou encore le fait que je doive penser à commencer à économiser pour m'acheter une voiture et rien que de penser au prix de l'essence et à toute la paperasse qui va me coûter un bras, et ben j'ai déjà mal au crâne. 

Quoiqu'il en soit, j'apprends à vivre avec ma frustration et je réalise que je suis en train d'entrer dans le clan des étudiants qui n'ont pas de thunes. Bon, j'abuse parce que j'habite encore dans la maison familiale et que ma mère continue d'assumer mes frais, mais dans mon optique de devenir indépendante le plus rapidement possible, il y a comme qui dirait un petit problème. 

C'est donc sur cette note très positive que je termine mes réflexions existentielles de 22h30.

De mon côté, je ne reprends pas les cours tout de suite donc j'envoie plein de courage à tout ceux qui ont repris les cours aujourd'hui ou qui reprennent prochainement. 
Et pour ceux qui sont au lycée/collège, j'ajouterai un "bon remplissage des petites fiches de renseignements".


A bientôt.



Note : le site "assurance-sante.fr" a commenté un de mes articles. Un très vieil article. Et pour me donner des conseils concernant ma vie sentimentale : wtf ?!

Réfléchissons.

Cela veut donc dire que qu'un monsieur/une madame qui travaille chez assurance santé est tombé sur le blog d'une meuf de dix-sept ans ( à l'époque ) je ne sais comment, a décidé de lire un de ses articles plutôt que de travailler, qui plus est un article à propos de ses frasques sentimentales et pour couronner le tout, cette personne a eu pitié et a décidé de lui donner des conseils et de l'encourager.
Tout va bien. 

( et il a choisis "Devis complémentaire santé" comme pseudo )

4 commentaires

  1. J'ai été élevée à la fessée mais mon ex vient de me faire un virement pour combler mon déficit dû à mes achats compulsifs de vêtements inutiles.. La modération et la réflexion ne sont pas des qualités présentes chez tout le monde en fait \o/

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  2. Haaaa même chose ici. Je connais bien la valeur de l'argent, mes parents étant séparés depuis mes deux ans, j'ai emménagé de quartier riche en quartier riche avec ma maman et de quartier populaire en quartier populaire avec mon papa. Les cadeaux venant de l'un et de l'autre ont rarement eu la même valeur matérielle mais la même valeur sentimentale à mes yeux, et le même intérêt. Pour moi un nouveau sac alors que je n'avais rien demandé me faisait autant plaisir qu'un DVD loué à deux euros.

    Cependant j'adooooooore les fringues, et j'ai souvent ce sentiment de "frustration" dont tu parles mais chaque chose vient en temps et en heure. Quand je veux vraiment quelque chose je finis par l'avoir, même s'il me faut mettre de l'argent de côté pendant des mois, je l'ai déjà fait de nombreuses fois.

    Et vu que je gagne de l'argent en été avec mon job, de temps en temps un gros craquage shopping puis plus rien. Même si je mange beaucoup de sushi, je m'en sors aha. Bon vu que je déménage dans quelques jours -oh oh j'ai toujours rien rangé-, je vais devoir gérer les choses un peu autrement mais rien ne m'empêchera de m'offrir ce qui me fait plaisir de temps à autres. Au lieu de faire du "vrai" shopping je me suis mise aux vides dressings sur facebook par exemple :D

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  3. Comment s'est passée ta rentrée ?

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  4. "Je suis en train d'entrer dans le clan des étudiants qui n'ont pas de thunes"

    C'est difficile à admettre, mais ne te fais pas trop d'illusions : presque tous les étudiants n'ont pas de thunes! ^^' Mis à part les fortunés, même en touchant un peu d'argent des parents, on se rend toujours compte des difficultés quand on entre dans la vie active. Difficultés que rencontrent à mon avis bon nombre d'adultes eux aussi, vu la situation économique actuelle.
    Donc bon, c'est un peu dur, mais on apprend les économies de bout de chandelle, le resto u, la croix sur le shopping etc.
    Perso ça ne m'a pas trop dérangé parce que je suis assez peu matérialiste, et je n'ai jamais adhéré à la consommation pour la consommation. Mais peut-être que ça sera plus dur pour toi, tu verras bien...

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