Je reviens de loin.



J'ai trop tendance à penser que je ne suis pas à la hauteur, je crois que j'essaye de m'en persuader par peur de l'échec. C'est une sorte d'excuse qui légitime, soyons honnête, ma flemme. Je ne suis pas sure qu'on puisse appeler cela de la flemme, je la nommerai plus d'épuisement psychologique ou de manque de motivation. 
Une motivation, voilà dont je manque. Je pense pas que cela soit la première fois que j'évoque cette idée ici. Je ne trouve pas de sens à ma présence dans ses locaux, ou à ma présence tout court dans ce monde. C'est cela qui m'empêche de me projeter, de penser au futur et de tout mettre en oeuvre pour réussir. 

Mon fichier "Plan dissertation" reste dans un coin de mon bureau car je n'ose pas l'ouvrir. Je pars défaitiste pour tomber de moins haut, je me dis que je n'atteindra pas la moyenne encore une fois et que je fonce dans le mur, alors je le regarde et je prie pour que la date d'échéance n'arrive pas trop vite. Pour que j'ai le temps de me retourner et de pondre un petit truc. 


Cette lutte dans ces locaux élitistes me rappelle ma relation amour-haine avec l'histoire, vous savez peut-être que quoi je parle si vous errez ici depuis quelques temps. L'histoire fut une des matières que j'ai redouté le plus durant toute mes années de lycée : trop de connaissances, trop de dates, trop de manque de culture générale, prof trop sévère, bref, notes catastrophiques. Alors que je m'étais convaincue que l'histoire n'était pas mon truc, une réflexion pas très sympa du prof en question a résonné comme un déclic en moi : oui j'ai beaucoup de lacunes mais cela ne veut pas dire que je ne peux pas les pallier. 

Alors je me suis mise à travailler, beaucoup, je me suis donné les moyens de réussir et j'ai doublé ma moyenne en fin de seconde. J'ai continué mes durs efforts en première avec un peu plus de mal et je me suis sortie des chantiers battus en terminale, où j'ai appris à apprécier cette matière. J'ai appris à l'étudier différemment, à m'y intéresser et je me suis prise au jeu. Mes efforts payaient, alors j'en ai fait davantage et j'ai eu 16 au bac. 


J'aimerais réitérer la chose cette année mais j'attends ce déclic. Je crois que j'ai besoin qu'on me redonne confiance, j'ai besoin de voir que j'en suis capable, que j'ai ma place ici et que je ne suis pas plus bête qu'un autre. 

Give me something to believe in


Mes partiels sont après les vacances et comme ils sont ma dernière chance de rattraper mon semestre : je ne vais pas chômer. Je vais revoir tous mes cours, faire des programmes de révisions. Je vais organiser des sorties avec mes amis et je vais aussi profiter de ma famille un maximum. Je vais faire de sorte à ne pas gaspiller un jour de ces deux semaines que j'ai tant attendues.

( Désolée pour les articles un peu brouillons et répétitifs mais vu la rareté des articles, je ne me souviens jamais  de ce que j'ai dit et de ce que je n'ai pas dit ).


( Oui je compte répondre aux commentaires en attente, je m'y mets ce weekend ).


( Hum, j'ai dit plus haut que je n'avais pas de soucis avec ma flemme ? )

( Oups )

8 commentaires

  1. Une fois encore j'ai l'impression de comprendre beaucoup de ce que tu exprimes ici. J'espère que tu avanceras, en tout cas que tu te sentiras avancer car c'est quelque chose de difficile quand on a le sentiment d'être figé dans sa vie. Garde le moral petite Tinhy.

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  2. Je prends quand même le temps entre deux fiches de révisions (tiens, ça me rappelle un commentaire que je t'avais laissé avant le bac haha comme on se retrouve saleté de bristol)pour t'encourager en vu de tes futurs partiels. Pour ma part je suis à J-4 avant ma semaine de partiel (avec hier un magnifique "partiel" qui est plutôt un DS au final en espagnol où on comprenait 1 mot sur 20 lignes. Bon j'exagère, mais bon, là tu remets sérieusement tes années d'espagnol en question) N'apprends surtout pas parcoeur. J'ai deux matières où on a le droit à nos fiches de révisions. Oui oui, alors ça peut paraitre inconcevable mais il faut comprendre comment fonctionne les profs. Ils savent très bien que le cours ne servira STRICTEMENT à rien étant donné que ce qui est sollicité c'est notre capacité de réflexion, d'agencement et SURTOUT notre culture autour. J'ai une petite manie qui date maintenant qui est de toujours chercher des exemples ou des articles de chercheurs en dehors du cours. Du genre en anthropo plutôt que d'aller recracher la tribu des Baruya dans ma copie, je vais plus pencher pour la société Lobi (cherche pas, je voue un culte aux sociétés primitives et à l'invisible déterminant le visible). Tes cours barbants deviennent clairement plus intéressants voir passionnants quand tu multiplies ta boîte à outils. Après, le travail paye toujours. C'est toujours bien de connaitre son plan de cours, les idées majeurs, comme d'hab on a pas eu notre bac pour rien. Mais je pense que la majorité des matières en études supérieures nous épargne le stupide côté parcoeur que je pensais de rigueur il y a même pas un mois. Donc transforme ta flemme en curiosité, c'est franchement pas barbant comme on peut le croire parce que du coup, tu as devant toi un article d'environs 22 pages sur l'économie des médias par exemple qui est très clair, bien structuré et qui oh comme par miracle te rappelle le chantier de ton cours magistral.

    Sinon ton aspect psychologique se comprend totalement. En juillet, c'était le feu parce qu'on avait le bac, on pensait avoir tout gagné. En septembre on a bien comprit que c'était pas encore ça mais que c'était déjà une étape de franchie. Je suis extrêmement contente à l'idée que ta confiance repointe le bout de son nez et j'espère bien qu'elle va se faire plus présente dans l'avenir. C'est la clé de la réussite avec la curiosité et l'ouverture d'esprit.

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  3. Je me retrouve pas mal dans ce que tu dis...
    Personnellement je suis en première année à ScPo, et j'ai l'impression d'être complètement perdue, de ne pas du tout avoir le niveau. Je me suis persuadée que j'allais rater mon année pour ne pas tomber de trop haut si cela arrive. Je suis dans un état de fatigue psychologique avancée : plus de motivation, de volonté de réussir. J'ai complètement loupé mes partiels, pas forcément parce que je ne savais pas, mais beaucoup parce que devant ma copie je n'ai pas su me motiver pour faire quelque chose de correct. Résultat, j'ai fait quelque chose de vraiment mauvais, en en ayant conscience mais sans avoir la réelle volonté de faire quelque chose de mieux. J'ai envie de tout abandonner, mais je ne le ferai pas parce que je me dis que tant qu'à faire autant tenter d'aller jusqu'au bout, sait-on jamais...
    Enfin bon voilà, sache que tu n'es pas la seule étudiante complétement dépassée par les évènements. C'est assez difficile d'avoir eu toujours de bonnes notes et de se retrouver aussi bas d'un coup.
    Courage !

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    1. C'est exactement ce que je ressens, c'est plus que de la flemme, c'est une sorte de découragement perpétuel...
      Je t'envoie plein de courage parce que je sais que tu en as autant besoin que moi.
      Accroche-toi !
      <3

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  4. articles brouillons et répétitifs, peut être. Mais comme ils viennent de ta plume... sa passe! ;)

    Je suis certaine que tu va obtenir la moyenne pour ton semestre, bon courage !!

    et passe de bonnes fêtes de fin d'année, profite bien. :)

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    1. Merci beaucoup. Les vacances approchent et même si j'ai beaucoup de boulot, j'essayerai de poster un peu plus et des choses peut-être un peu plus intéressantes...
      Bonnes fêtes à toi aussi :)

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  5. Wesh meuf t'es en L1, il veut juste tester justement ta motivation. Ce que tu vois là c'est les bases des bases, c'est abstrait, c'est chiant, mais si tu ne crois pas en toi ils n'y croiront pas non plus alors fais cette dissert, tu ne la reliras jamais c'est juste un exercice pour voir ton niveau, ce n'est pas toi qu'ils jugent mais ton niveau et si tu rates celle la tu réussiras sûrement mieux la prochaine, mais il faut commencer.

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  6. Le manque de confiance je connais.. Ca passera avec le temps tu verras !*

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