On m'a agressée dans le métro.

Je vous préviens, il y a de fortes chances que cet article finisse en article "coup de gueule" parce que j'ai eu une mauvaise "fin de journée". 

Alors. Ce matin, j'ai voulu me mettre en robe mais rien d'exceptionnel pour moi car j'en porte plusieurs fois par semaine. J'ai appris à passer outre les regards insistants ainsi que les compliments des gens qui ont dix ans de plus que moi et j'assumais même de plus en plus de porter ce que j'avais envie de porter.

Aujourd'hui donc, j'ai finis assez tôt. J'étais plutôt contente de rentrer chez moi alors qu'il faisait toujours jour (ce qui arrive assez rarement en temps normal) et j'ai même eu la chance d'avoir une place assise dans le métro. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'à ce qu'un homme vienne s'asseoir à côté de moi. Sur le coup, j'avoue que je n'y ai pas trop prêté attention parce qu'au bout d'un an de transport en commun, j'avais appris à ne plus montrer les crocs lorsque l'on ne respectait pas mon espace vital d'environ trois mètres de diamètre. Seulement au bout d'un moment, j'ai eu l'impression de sentir quelque chose me toucher vers le haut de la cuisse. C'était assez "discret" au point que j'ai eu l'impression que je me faisais des films. De plus, le métro bougeait pas mal et vu que j'avais mon gros sac sur mes genoux, je m'étais dit que cela devait être un de mes cahiers ou quelque chose comme ça. C'était tout de même assez étrange. A plusieurs reprises, j'ai poussé mon sac mais je ne voyais strictement rien. A un moment, j'ai vraiment senti que quelque chose me touchait, j'ai d'ailleurs un peu sursauté mais encore une fois, c'était vraiment très étrange car je ne voyais rien. 

Je suis sortie du métro en passant devant le monsieur qui ne semblait pas descendre à cette station. En marchant vers mon autre métro, j'étais assez troublée sur ce qui venait de se passer. Je commençais à soupçonner l'homme de m'avoir touchée, mais de l'autre côté, je me disais que c'était peut-être moi qui était un peu parano, surtout que l'homme semblait assez respectable. Je suis donc montée dans mon second métro et là je me retourne et je vois un homme qui ressemblait pas mal à celui qui était assis à côté de moi. Je ne l'avais vu que de profil donc c'était assez dur de savoir si c'était vraiment lui mais j'en avais la forte impression. Au bout d'une station, le métro s'est beaucoup vidé mais comme je descendais dans pas longtemps, je me suis simplement adossée contre les sièges rabattables. Evidemment, l'homme est comme par hasard venu s'asseoir sur le siège à côté du mien alors que le wagon était vide (il était donc assis et moi debout à côté). Je commençais à me méfier...

Je tenais mon sac contre moi tout en l'ayant mis à mon épaule (je ne voyais donc pas le bas de mon corps). A un moment, j'ai réellement senti un main sur ma cuisse, il n'y avait plus de doutes. J'ai tout de suite dégagé mon sac et j'ai vu une main qui essayait de me toucher sous ma robe. J'ai tout de suite lâché un "Mais ça va pas !" en m'écartant. L'homme faisait comme si de rien n'était. Il n'a pas réagit et a continué de regarder à travers le fenêtre. Il ne m'a même pas regardée une seule seconde. Les autres passagers n'ont pas non plus réagit. Je ne savais pas quoi faire. Le métro s'est arrêté à ma station donc je suis descendue. Comme par hasard, l'homme aussi. J'ai donc fait mine de traîner un peu et je l'ai finalement semé. 

Je pense que l'homme était un expert en la matière car sa stratégie était bien rodée. Premièrement, on ne pouvait a priori pas soupçonner son penchant de gros pervers dégueulasse puisque je dirais que c'était un homme d'environ une bonne quarantaine voire cinquantaine d'année, il avait une petite mallette en cuir et une alliance (madame serait sûrement très contente d'apprendre toute cette histoire). Sa technique était également bien rodée car il s'asseyait, mettait sa mallette debout sur ses genoux qu'il tenait avec sa main qui était de mon côté et me touchait avec sa main "opposée" qu'il cachait sous le pan de son manteau. Sa main de mon côté était donc visible ce qui explique pourquoi je ne comprenais pas au début ce qui était en train de me toucher. 

Après coup, je dois avouer que je suis assez énervée contre moi-même. Je suis énervée d'avoir trop été "sous le choc" pour ne pas lui avoir pas fait payer ses gestes déplacés mais je vous assure que dans ces moments là, on se dit que ce n'est pas possible et que cela ne peut pas nous arriver à nous. Je suis également énervée d'avoir été traitée de la sorte et de constater qu'en 2014, on ne peut toujours pas sortir en robe sans se faire agresser, que cela soit physiquement ou verbalement. J'ai l'intime conviction que si l'histoire était allée plus loin, c'est-à-dire si j'étais allée me plaindre, on m'aurait dit que c'était de ma faute, et que je n'avais qu'à ne pas porter une robe si courte. 

J'en viens alors à perdre tout espoir qu'un jour nous arrêtions de sans cesse remettre la faute sur le dos des femmes. Que je sache, nous ne sommes pas des animaux, les hommes devraient donc être en mesures de contenir leurs pulsions. Je ne suis pas un morceau de viande et ma robe n'est pas une invitation à des "portes ouvertes". 

En attendant, je reste un peu choquée par ce qu'il vient de m'arriver. La prochaine fois que je ressortirais cette robe de mon armoire, je repenserais certainement à cette histoire et je la reposerais probablement sur le cintre. Et ceci N'EST PAS NORMAL. 




28 commentaires

  1. Mais b**** y a vraiment des tarés sur cette terre!
    La photo de l'article est hyper parlante ^^

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  2. Ce mec me dégoute, et cette société qui culpabilise les filles aussi. Y a peu de sujets qui m'énervent autant que celui-là.

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  3. Voilà pourquoi je déteste prendre le train/métro/... C'est honteux ce genre de comportements et le pire c'est que c'est de plus en plus banalisé ! On devrait pouvoir s'habiller avec les vêtements qu'on a envie de porter et non en fonction des dires et comportements de personnes comme ça. Moi ça fait quelques années que je ne mets plus de robes/jupes qu'en je vais à certains endroits, c'est devenu une habitude... Et malheureusement on entend "c'est de ta faute, c'est de la provocation,..." ! Bref, dans quel monde vit-on... J'ai vraiment une haine contre des crétins comme celui-là (et ils sont nombreux) !

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  4. Je confirme: CE N'EST PAS NORMAL! J'ai déjà vécu ça, malheureusement, et le pire je trouve c'est le moment où, devant du monde, on montre que quelque chose ne va pas et qu'absolument personne ne réagit (ou alors on nous fixe nous comme si on était folle). Pour demander ce qu'il se passe, éventuellement remettre le pervers à sa place,il n'y a pas grand monde...écoeurant!

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  5. C'est vraiment dégueulasse... c'est trop dommage dans ces cas là qu'on n'ait pas la présence d'esprit de réagir plus violemment, parce qu'au final on ne se défend pas assez parce qu'on a du mal à y croire. Quand est-ce que tout ceci s'arrêtera, que les gens évolueront et arrêteront d'être aussi cons et égoïstes ?
    C'est clairement répugnant, j'espère que ça ne t'arrivera pas de nouveau.

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  6. @Marie : oui malheureusement. J'aime aussi beaucoup cette photo, elle est très connue sur le net !
    A bientôt :)

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  7. @Célia : C'est également un sujet très sensible pour moi. J'ai d'ailleurs bouillonné pendant tout le reste du trajet jusqu'à péter un plomb devant ma mère un peu désemparée...

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  8. @Manon : Je suis tout à fait d'accord avec toi. J'en arrive à devoir calculer les jours où je peux porter un robe, c'est-à-dire que je dois réfléchir à l'heure à laquelle je vais rentrer pour éviter de ne prendre "trop de risque". C'est presque honteux de devoir avouer cela à notre époque...
    A très vite.

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  9. Comme je te comprends, c'est vraiment dingue qu'on doive encore "faire attention" à notre façon de nous habiller... Je ne porte que des robes, jupes et shorts depuis environ 3 ans et j'ai remarqué une nette différence tout de même ; on m'a également agressée... c'est allé plus loin que toi mais bon pas au point fatal donc ça va mais il n'empêche que c'est honteux ! Comme toi et comme beaucoup de filles, dès que je sors je réfléchis à comment je vais rentrer, à quelle heure et du coup à comment je vais m'habiller selon l'heure à laquelle je rentre, si je suis accompagnée ou non, etc etc. Ce n'est PAS normal. Ce n'est pas parce qu'on montre un bout de jambe voire de cuisse (après tout si on veut mettre une mini jupe, on est encore libre que je sache) qu'on a forcément envie de se faire toucher par le premier venu... (la dernière fois qu'on m'a emmerdé, on m'a sorti que je n'avais qu'à pas avoir des cheveux roux parce que forcément on me voyait encore plus '-- j'ai du mal à comprendre la connerie de la chose là j'avoue...)

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  10. omg, on ne sait jamais comment on réagirait dans ce genre de cas. Le gros flip quant il est descendu a la meme station que toi, je me demande si je ne me serais pas mise a courir (LE truc a pas faire pourtant).
    Nan mais c'est dingue.
    Tu crois que c'était parceque tu étais en jupe ? je me dis que ce genre de pervers s'attaquent aussi aux filles en jean's.
    en tout cas, c'est terrifiant !

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  11. OH mon dieu ma pauvre ! C'est horrible, "heureusement" que ça n'a pas été plus loin, que tu as réussi à le semer. Mais ça n'aurait jamais dû se produire ! Je suis choquée. J'espère que tu vas bien malgré ça, tu as raison de pousser un coup de gueule car ce n'est pas normal. Pas normal de devoir réfléchir à comment nous devons nous habiller pour éviter toutes dérives, puisque comme tu le dis si bien, ça sera toujours de notre faute d'avoir porter quelque chose d'un peu trop "suggestif" ...

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  12. Dans ce que tu racontes tout est choquant, bien sûr, la façon d'agir du mec, évidemment, mais il y a toujours eu des malades (parce que toucher des filles qu'on ne connait pas dans la rue, de façon j'imagine compulsive, c'est être malade) mais ce qui m'énerve encore plus c'est ça "Les autres passagers n'ont pas non plus réagit". C'est parce que ce fou ne se sent pas physiquement menacé qu'il se croit autorisé à te toucher, et qu'il se permet cette arrogance suprême de rester le regard dans le vide style t'existes pas. Je n'ai pas grandi à Paris et je crois qu'au delà du fait que Bastia soit une petite ville, si ce genre de choses n'arrive jamais (et quand je dis jamais c'est JAMAIS, ni les agressions, ni même les regards insistants, rien) c'est parce qu'un type qui se comporterait comme ça risquerait son intégrité physique, qu'aucun type ne resterait sans réagir devant une fille qui dit "non mais ça va pas !" à un autre.
    Bon maintenant je pense que quand tu dis que si tu t'étais plainte on t'aurait dit que tu n'avais qu'à pas t'habiller comme c'est pas parce que la femme n'est pas assez libérée, mais justement parce que sa fausse liberté est son nouveau carcan. Je m'explique : aujourd'hui, l'archétype de la femme libérée, maîtresse de son corps, dans l'inconscient collectif c'est une pute. C'est celle qu'on voit dans des positions aguicheuses dans les pubs et ou carrément dans les porno. Je veux dire que c'est au nom de cette nouvelle liberté qu'on va te reprocher d'avoir mis une jupe mais par irrespect de la femme en général. Mais je sais pas si je suis super compréhensible là.

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  13. J'hallucine! En fait non malheureusement je n'hallucine même pas, même si j'aurai préféré.
    Et puis la lâcheté du type, qui ne fait semblant de rien, genre "elle se fait des films". Puis qui te suit après... Mais tu fait bien d'être plus énervée que flipée.


    (sinon, dans un tout autre sujet, ton histoire de portes et de voisins m'a bien fait rire!)

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  14. @Paola : " aujourd'hui, l'archétype de la femme libérée, maîtresse de son corps, dans l'inconscient collectif c'est une pute" Je suis ENTIEREMENT D'ACCORD AVEC TOI. C'est exactement ça.
    Et puis oui, le fait que personne ne réagisse et "n'attaque" ces gens, dans leurs têtes, ça légitime un peu leurs gestes. Ils n'ont rien à craindre parce qu'ils savent que ni la fille, ni les passagers, ne diront quelque chose !

    Sinon j'espère que tu vas bien, ça fait longtemps :)

    A très vite j'espère.

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  15. @Léa : Oui bizarrement, je me rends compte que je n'ai pas eu peur. C'est bizarre d'ailleurs. J'étais plus énervée qu'autre chose...

    PS : hah, contente qu'il t'aie plut ! D'ailleurs, ma voisine a réparé sa porte depuis ;).

    A très vite ! :)

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  16. C'est terrible. Je pense pas que ça me soit déjà arrivé, auquel cas c'était tellement peu parlant que je n'en ai plus souvenir, mais j'ai récemment regardé des films qui avaient une portée un peu féministe sur ce genre de chose (enfin les films prenaient place dans un pays où la femme est vraiment vue comme pas grand chose donc c'est pas pareil mais quand même) et franchement, j'imagine vraiment ce que tu dois ressentir. Je saurais pas te donner de conseils là dessus, mais tu sais, c'est généralement toujours comme ça, la nana ne fait pas le poids surtout dans un métro mi bondé ou bondé, on voit pas ce qui se passe alors on se mouille pas trop. Si c'était flagrant, c'est sûr que quelqu'un dirait quelque chose, ça je l'ai déjà vécu en vrai quand je me faisais importuner dans un tram par un vieux bourré, un gentil monsieur était venu lui dire d'aller un peu plus loin (gentiment bien sûr).

    Bref, tout ça pour dire que ce genre de sale type qui met en place tout un stratagème pour arriver à ses fins salaces a l'habitude de ce genre de situation. Il sait comment on va réagir, il s'attend très bien à ce qu'on lui crie "non mais ça va pas !" et il s'est parfaitement entrainé à réagir de la meilleure manière qui soit, c'est à dire en évitant ton regard pour pas avoir la pression de tes yeux qui risqueraient de le trahir, en faisant mine de ne pas se sentir visé et en regardant ailleurs histoire de donner l'impression d'être un bonhomme quoi de plus normal qui n'est pas du genre à se mêler de ce qui ne le regarde pas (AKA le fait que tu cries au loup, ce qui sous-entend donc qu'il n'est pas lié à cet événement ni de près, ni de loin).

    Alors comment piéger ce genre de sale type ? En faisant en sorte que son stratagème se retourne contre lui. Comment retourner son stratagème contre lui ? En faisant quelque chose d'inhabituel, pour sûr. Pourquoi ? Parce que personne ne fait des choses inhabituelles dans ce type de situation oppressante et pourtant, ça sauverait la mise et surtout, ça discréditerai le malfrat. Le tout est tout de même de rester en "sécurité", donc dans un métro, c'est facile, t'es pas seule, mais si ça arrivait à une heure tardive dans un wagon vide ou dans la rue, rien ne t'empêche d'appeler discrètement la police... ça peut aller loin.

    Plus facile à dire qu'à faire, c'est sûr, surtout quand c'est la première fois que ça nous arrive. On en ressort humiliée alors que c'est pas nous qui sommes en tort. Faut en premier lieu se convaincre de ça, c'est pas toujours facile, on rentre à la maison la queue entre les jambes (mauvais jeu de mots, je te l'accorde...) toute honteuse en se promettant de jamais se rassoir à coté d'un homme ou de mettre des jupes dans le métro, alors que ce n'est pas normal qu'on suive une nana dans la rue dans l'espoir de pouvoir glisser sa main je ne sais où à l'effroi de ladite nana et à l'éventuelle vue de tous, trop choqués et peu sûrs d'eux pour oser dire quelque chose. (1/2)

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  17. (2/2) Je sais pas du coup si ça te donne des idées de type de réaction inhabituelle pour retourner la situation. Se la jouer celle qui ne lâche rien "C'est à vous que je parle monsieur, vous croyez que vous pouvez vous en tirer comme ça ? Non mais c'est pas croyable, vous croyez que le fait de porter une jupe c'est une invitation à avoir les mains baladeuses ? Faites pas l'innocent, très astucieux la mallette pour cacher ce que vous faites sous le nez de tout un wagon de métro ! Sale con !" Bon, faut oser, j'dois l'avouer. Mais ce type de filles qui se laissent pas faire rallient rapidement la populasse à leur cause, ou tout du moins contre le bonhomme, puis ça fait une bonne leçon au sale type.
    Y a aussi plus discret, du genre "Non mais tu veux de l'aide aussi ?" ou alors carrément implicite, un bon coup d'épingle dans la main baladeuse et puis faire celle qui n'a rien vu ou rien entendu, comme lui. On peut toujours s'en sortir du moment qu'on reste calme (t'es dans un métro avec du monde, y a rien de pire qui pourra arriver, évaluer la situation, prendre ton courage à 2 mains) et qu'on a le réflexe de penser comme dans la tête de ce pervers sans vergogne. J'suis pas sûre qu'il réessaie avec une main estropiée ! Ou je sais pas, complètement HS mais ça peut aussi marcher : si tu étais en pleine conversation téléphonique avec qqn que tu peux te permettre d'appeler en urgence, tu pourrais dire bien haut et fort en changeant de place "Putain Marie, j'crois que j'étais assise à côté d'un pervers, j'ai senti sa main sur ma cuisse, je change de place...".

    Bref tout ça pour dire que ces gens là, c'est pas seulement une question de jupe qui les pousse à faire ce qu'ils font. Ils sont à la limite de l'impardonnable, c'est à dire du viol, donc c'est que forcément y a un truc qui cloche chez eux. Ils nous prennent pour des petites filles trop faibles pour pouvoir avoir une quelconque influence, alors faut penser au moyen de forcer le respect. Après, on s'en fout de ce que les gens pensent, faut pas attendre que quelqu'un vienne à ton aide, faut te protéger toi même et y a toujours des tonnes de moyens détournés pour y arriver, même si tu fais que la moitié de son poids et qu'il se cache derrière une mallette...

    Voilà, j'espèce que ça te rassurera un peu, ce sont des idées en vrac, mais c'est vrai que c'est un combat que j'trouve mal compris parce que le fait qu'ils s'en prennent à des filles en jupe, c'est pas forcément parce que ce serait synonyme, à leurs yeux, de fille facile, mais simplement peut-être parce que c'est plus simple d'avoir matière à toucher comme ça qu'à travers une triple épaisseur de jean, legging, collant en plein hiver. On a l'impression de se retrouver seule contre le monde, que si on parle on va mettre ça sur le compte de notre tenue (quoi que je suis certaine que ta robe soit très loin d'être provocatrice) mais en fait c'est surtout que personne à par toi ne sait vraiment ce qu'il se passe, et que toi non plus tu ne réagirais pas pour aider quelqu'un avant d'être sûre que tu te méprenne pas et qu'il y ait bien un truc odieux qui prend place.

    A méditer !

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  18. Désolée pour la longueur du commentaire, j'ai du le scinder en 2 vu qu'il était trop long pour être pris d'un coup ! Dis moi ce que tu penses de tout ce que je t'ai dit, c'est une réflexion personnelle sur le sujet mais c'est vrai que j'ai remarqué que personne n'en parlait jamais comme je l'ai fait, alors les avis comptent !

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  19. Mon dieu, j'étais passée à côté de cet article !
    Ce comportement est intolérable ! Et malheureusement, ce genre de connards recommencera car tu n'as probablement pas assez de matière pour le traîner au commissariat.
    C'est vraiment honteux ! J'en suis toute choquée ! Et les gens qui ne réagissent même pas, quelle société individualiste merdique !

    Tu n'as pas à t'empêcher de remettre cette robe, ce n'est pas toi qui est en tort, même si je comprends ta réticence. Je suis vraiment abasourdie !

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  20. Ça s'appelle la culture du viol.. cette mentalité, ça commence touts petits déjà.. je t'invite à lire ça : http://aseriesofnouns.tumblr.com/post/71941707987/rape-culture-is-when-i-was-six-and-my-brother

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  21. Bonsoir,
    J'ai lu cet article par hasard et il m'a interpellée.
    J'ai été agressée dans un bus vers l'âge de 14 ans presque de la même manière (je portais un pantalon). Il faisait chaud le type prenait beaucoup de place avec son gros corps et j'avais un gros classeur sur mes genoux. Quand j'ai soulevé mon classeur j'ai vu sa main se dérober.
    Le choc était tellement violent que je n'ai pu sortir aucun mot et je me suis levée pour aller vers les portes de sortie.
    J'ai tout de même réussi à en parler avec quelqu'un de ma famille et je suis allée le soir même au poste de police porter plainte.
    je pense que je suis encore fortement touchée par cet évènement et surtout par le fait d'avoir été impuissante.
    Je ne sais pas si c'est l'endroit pour écrire ma mauvaise expérience, mais j'avais besoin de le faire.
    Merci de m'avoir permis de commenter cet article.

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  22. @Dim : Bonsoir, comme tu as pu le lire, j'ai réagit de la même façon que toi : incapable de dire un mot. Tu as eu raison d'en parler et également d'avoir été porter plainte. De mon côté, en plein Paris, je pense que cela n'aurait pas servi à grand chose.
    C'est à moi de te remercier pour ce commentaire et de m"avoir confié ton histoire.
    A très vite.

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  23. Salut Tinhy !
    Ma pauvre je comprends ta réaction. Je voulais apporter mon petit commentaire, même si je suis là par hasard. Des choses similaires me sont déjà arrivées, surtout pour la partie où tu as un doute, tu te demandes si t'es parano ou pas. Je crois qu'on n'est jamais parano, qu'il y a juste des mecs qui profitent de notre "naïveté" (disons plutôt qu'on n'a pas envie de penser au pire). Ça m'est aussi arrivé en portant un jean, alors ne range pas ta robe ;) Un pervers est un pervers.
    Quant aux gens qui n'ont pas réagit, la plupart n'ont honnêtement rien du voir, et de toute façon les courageux sont rares.
    Je me permets juste 2 petits conseils qui peuvent peut-être nous aider toutes (et que j'espère avoir le courage d'appliquer la prochaine fois que ça m'arrivera):
    1) dans le doute il ne faut pas hésiter à changer de place, et si on est sûres, on peut attraper la main du type, la lever et crier "elle est à qui la main du pervers ?". Les hommes sont tellement peu habitués à ce qu'on se défende que c'est efficace.
    2) si on se sent en danger il vaut mieux appeler à l'aide quelqu'un de précis (genre "vous monsieur à la chemise bleue") sinon personne ne bougera, tout le monde assumant que ça revient à quelqu'un d'autre de le faire.

    Je te souhaite une année 2014 avec le moins d'agression possible...

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  24. @Sosegalil : Coucou ! Je te remercie beaucoup pour ces conseils, j'en prends note !
    PS : j'ai ressorti ma robe ;).
    A très vite !

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  25. En soi, tu as réagi, ce qui est déjà énorme ! Beaucoup (dont moi) n'aurait rien osé dire.

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  26. Il m'est arrivé exactement la même chose hier , même sentiment de paranoïa etc... a part que c'était dans le bus. Je voudrais avoir vos avis sur une chose:d'abord j'ai essayé de me faire la plus petite possible je me suis recroquevillée sur moi même mais j'ai été incapable de bouger. Je n'arrivais pas a réagir. J'ai peur de revivre ça et encore une fois d'être tétanisé et de ne rien pouvoir faire. Je ne comprends pas pourquoi je n'ai rien pu faire. Comment puis je vaincre cette peur?

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  27. @Prunelle : Bonjour, comme tu as pu le lire dans les commentaires que d'autres personnes ont laissé, on est malheureusement beaucoup (et moi la première) à être restée sous le choc et à ne pas avoir réagit.
    Je sais qu'après coup, j'étais très en colère contre moi et j'ai écrit ce post. Cela m'a fait beaucoup de bien de mettre des mots sur ma colère et de ne pas la garder pour moi.
    Aujourd'hui, je sais que je me sens plus forte et je me sens "préparée" au cas où ce genre de choses devrait se reproduire. Je ne sais pas si j'aurais la force de réagir cette fois-ci, mais en tout cas je l'espère.
    Essaye peut-être d'écrire ce que tu ressens ou d'en parler avec quelqu'un. Cela m'a aidée à être davantage en colère et ne plus me sentir coupable car je pense que c'est cela qui nous tétanise.
    Si cela devait t'arriver de nouveau, rappelle-toi que tu n'y aies pour rien, que ce sont ces monstres qui sont coupables et je suis sure que tu trouveras la force de te défendre.

    A très vite.

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  28. Ce n'est pas normal non ! On ne devrait pas avoir peur de dénoncer ou peur de riposter...

    Personnellement, je ne m'habille qu'en robes et jupes, je sens assez souvent des regards appuyés mais j'essaie de passer outre...
    La semaine dernière, j'ai eu le droit à un murmure de pervers : "très jolis bas résille" "je vous assure vous êtes très jolie". Lorsque ces mots sont juste dits pour que seule moi entende, c'est de la perversion. Ajoutons que ce monsieur m'a suivie pour me dire la seconde phrase car je m'éloignais sans répondre ni regarder.
    Je portais une robe pas si courte que ça avec certes des collants résille mais à un moment, faut arrêter les conneries...
    J'étais choquée et je n'ai pas riposté, et surtout j'étais très en colère !

    Il ne faut pas qu'on se laisse faire, ce genre de types ne méritent pas qu'on s'écrase.

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