La rue ne m'appartient plus

Vous souvenez-vous de votre première expérience de harcèlement de rue ?
C'est la première question qu'a posé l'animatrice de la table ronde sur le harcèlement de rue qui a eu lieu chez MadmoiZelle.com. 


Comme la plupart des filles, je ne m'en souviens pas précisément. Je pense que lorsque c'est arrivé, j'ai dû en parler à mon entourage qui a certainement dû dédramatiser l'événement, de sorte que j'ai finalement dû le trouver trop banal pour m'en rappeler. 
Quoi qu'il en soit, j'ai en tête mon année de sixième ou cinquième où je commençais à sortir un peu plus loin avec mes amies. Nous avions l'habitude d'aller dans petit centre commercial pas très loin de chez nous. 20 minutes à pieds, je dirais. Je me souviens qu'à chaque fois que nous y allions, nous nous faisions klaxonnées par les voitures qui passaient. Certains hommes allaient même jusqu'à nous crier des choses pas toujours très plaisantes ou simplement un peu déplacées lorsqu'on vient à peine d'avoir ses premières règles.



C'est sûrement à cet âge-là que j'ai commencé à ne plus m'éterniser dans la rue où je ne me sentais plus très à l'aise. La rue ne m'appartenait plus, la rue devenait concrètement dangereuse. J'ai appris à la craindre petit à petit, sans trop m'en rendre compte et les événements qui me sont arrivés dans le passé m'ont rendue méfiante. 

Je fais toujours très attention aux gens qui sont autour de moi lorsqu'on est un peu trop serrés dans le métro. Je me retourne dans la rue lorsque j'entends quelqu'un marcher derrière moi. Je me ferme dès qu'un homme me fait un sourire. C'est dommage finalement d'avoir aussi peur des inconnus. Je pense que s'il n'y avait que moi, la drague aurait perdu tout sens depuis bien longtemps.

Et puis j'ai lu un autre article qui m'a frappée. L'auteure demandait aux hommes pourquoi ils sentaient le besoin de parler aux femmes qu'ils croisaient dans la rue et qu'ils trouvaient attirantes. C'est aussi la question que je me pose. Lorsque je croise un homme qui me plait, je ne vais pas aller lui parler parce que je sais très bien que cela ne mènera à rien. Combien y a-t-il de chances pour que la personne que vous croisez dans la rue soit celle avec laquelle vous partagerez votre vie ? Il y en a peut-être une, certes, mais malheureusement les comportements déplacés de certains feront que ces personnes ne feront simplement que se croiser.


8 commentaires

  1. Oh ? Un bug d'article ? La fin semble manquer !

    Je trouve ça intéressant comme article. Peut être que j'essaierai de répondre à la question sur mon blog, je n'ai pas de souvenir précis non plus...

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  2. Un bel article, j'ai beaucoup aimé ta conclusion.

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  3. Très bel article qui décrit malheureusement très bien ce qu'on peut ressentir dans la vie de tous les jours lorsqu'on est une fille..

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  4. Coucou,
    Si c'est toi sur la photo, faut pas t'étonner qu'on te harcèle dans la rue! Ton short c'est limite une culotte. C'est un appel au viol. Puis tu es bien foutu alors faut assumer. Sinon tu as pas qu'a être une chaudasse.

    Voilà, voilà la mentalité des gens d'aujourd'hui, de notre entourage. Voilà ce qu'on nous dit quand on raconte nos petits "harcèlement de rue". Ca m'énerve. SI il y avait un peu plus de réactions ces parasites ne nous aborderaient plus comme des sauvages dans la rue. Si on crachait notre venin sur les violeurs et non plus sur le physique de la fille violée, il y en aurait moins.
    Maintenant, on donne limite raison aux agresseur et aux violeurs quand on dit ça. Parce que tu portes un short on a le droit de te violer? Moi, que ça soit bien clair, je me voilerais ni me cacherais jamais (oui, j'ai déjà eu la remarque, avec ces cheveux et se maquillage, qu'elle s'étonne de se faire harceler-j'avais juste du rouge à lèvre, du crayon et du mascara-).
    Le pire c'est que ces remarques viennent autant de de mecs que de filles. Et je passe sur ce que je pense des meufs qui s'auto-proclament bonasses etc...
    Désolée de mon long commentaire, je réagis forcément à ce type d'article, bisous.

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    1. Coucou ! Je dois t'avouer que j'ai eu très peur en lisant le début de ton commentaire, la suite m'a bien rassurée !
      En ce qui concerne le contenu de ton message, je suis entièrement d'accord avec toi. En effet, ce sont encore et toujours les victimes qui sont vues comme étant coupables. C'est malheureusement très ancré dans les mentalités, aussi bien du côté des hommes que des femmes. C'est justement en en parlant que l'on fera changer les choses.

      Merci en tout cas pour ta réaction.
      A bientôt.

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  5. Snif, j'étais absorbée par ma lecture mais après "Il y en a peut-être une, certes, mais malheureusement les comportements déplacés de certains feront que ces personnes ne feront simplement que se croiser.", plus rien du tout :'-(

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    1. Je n'ai pas compris, c'est un compliment ou une critique ? Tu essayes de me dire que j'aurais dû approfondir davantage le sujet ?

      A bientôt ! xx

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