Tolérance et ouverture d'esprit

La tolérance et l'ouverture d'esprit sont deux des qualités que j'apprécie et que je recherche énormément chez les gens. Je considère qu'il est tout à fait normal d'avoir des préjugés. Ils font souvent partie du milieu dans lequel on a été élevé et de ce que l'on a pu entendre ici et là. J'ai lu quelque part une citation qui disait que la première pensée qui nous venait en tête était celle que nous avions été conditionnés à avoir et que celle qui nous venait ensuite définissait la personne que nous étions.

Dans mon cas, j'avais donc comme tout le monde, beaucoup de préjugés lorsque j'étais plus jeune. Cependant, j'ai été confrontée à plusieurs choses qui ont fait que, très tôt, je me suis rendue compte que les préjugés étaient souvent totalement faux. Lorsque j'ai pris conscience de cela, j'ai décidé de m'ouvrir aux différences et de juger par moi-même, finalement. Aujourd'hui, je me considère comme une personne tolérante et ouverte d'esprit même si j'admets avoir encore certains préjugés bien ancrés, mais des préjugés que je continue de combattre chaque jour. 


J'ai toujours mis un point d'honneur à ne pas juger les choix des gens. Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire mais je pense qu'il est important de tracer une limite franche entre sa vie à soi et celle des autres. Après avoir fait ce gros travail sur moi-même, cela me choque beaucoup d'entendre des gens émettre des jugements sur les choix des autres et sur la façon dont ils mènent leur vie. Je ne comprends tout simplement pas. Je considère que la vie des autres ne me regarde tout simplement pas et qu'à partir du moment où leurs choix n'impactent pas ma vie, je n'ai tout simplement rien à dire.


Il m'arrive parfois de me demander si ce n'est pas une forme d'égoïsme et la façon dont je viens de le décrire pourrait d'ailleurs aller dans ce sens. En y réfléchissant, je pense que oui, ce travail nécessite une forme d'égoïsme. Si on veut. D'un autre côté, je trouve que s’immiscer dans la vie privée des gens relève plutôt d'une forme de curiosité un peu malsaine. Il est donc nécessaire de trouver une bonne balance entre les deux. 



Je pense que le summum de ma tolérance est le fait que j'arrive à tolérer les personnes qui ne le sont pas. Je leur pardonne. Je me dis qu'ils n'ont tout simplement pas eu la chance de grandir dans un milieu "diversifié" et qu'il ne faut pas leur en vouloir. Parfois, j'aurais même envie de leur apprendre et de leur montrer à quel point il est facile de simplement laisser les gens vivre leur vie.


3 commentaires

  1. Un bien joli post. Comme toi, j'ai grandi avec des préjugés en tête, et même pire, en acceptant les préjugés qu'on pouvait avoir à mon égard. En grandissant, j'ai compris que c'était important de ne pas s'arrêter là. Au même titre que je n'avais pas envie qu'on s'arrête sur ses premières impressions en me rencontrant. On peut pas le reprocher aux personnes qui n'ont pas eu cette prise de conscience, mais ce n'est pas le genre de personnes que je recherche dans mon cercle d'amis, et du moment qu'on me respecte, je respecte.

    Gros bisous <3

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  2. Dû à mes goûts (musicaux, entre autre), j'ai été assez victime d'intolérance au collège/lycée, j'avais toujours besoin de me justifier, ou pire de ne pas assumer. Et puis en grandissant, je me suis dis merde, quand même c'est mes goûts, c'est ma personne et tant pis si ça ne plait pas aux autres. La première étape de la tolérance pour moi aura donc été de me tolérer moi, et de ne pas me rabaisser car les autres le faisait. Et puis en a découler une tolérance envers les autres, avec leur goût à eux, je n'ai plus juger quelqu'un qui aimait ça ou ci, car je n'avais pas aimé qu'on le fasse pour moi.
    Depuis un ou deux ans j'ai été sensibilisé à d'autres forme d’intolérances plus grave tel que le racisme, sexisme, homophobie etc. Et du coup, de ma petite tolérance pour des choses simples je suis passée (du moins j'ai l'impression) à une forme de tolérance général, comme tu l'explique si bien dans cet article.
    Néanmoins, j'ai encore beaucoup de mal avec les intolérants qui sont souvent les personnes fermées au dialogue, et donc impossible de le faire entendre quoi que ce soit. Peut-être devrais-je appliquer ta méthode du coup ? ahah :)

    Encore un bel article !

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    1. Je comprends bien ce que tu décris au début de ton message. J'ai moi aussi souvent caché mes goûts par peur d'être rejetée !
      J'espère que ma petite méthode t'aidera peut-être ahah. Mais plus sérieusement, je pense que le manque de tolérance s'explique surtout pas une peur de l'inconnu. Comme je l'ai dit, les gens ne connaissent pas, craignent et donc rejettent. C'est bien dommage !

      En tout cas je te remercie une nouvelle fois d'avoir partagé cet article <3

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